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Qui sommes-nous? Les Journées sociales du Québec constituent un vaste réseau de personnes engagées dans les transformations sociales de leurs différentes régions. Elles se reconnaissent dans la trajectoire issue d’un évangile libérateur, partie prenante d’une Église qui en témoigne et qui s’inspire de l’espérance des personnes oubliées. Toute personne qui se sent à l’aise avec les thèmes choisis est aussi la bienvenue.
Un peu d’histoire Au milieu du siècle dernier, le Québec a connu les Journées sociales du Canada. Une équipe nationale proposait, chaque année, l’étude d’un thème social, faisant appel à une brochette de spécialistes, et s’adressant à une certaine élite du temps. Plusieurs de leurs réflexions ont influencé l’agenda des politiciens mais très peu l’ensemble de la population qui vivait trop souvent de la pauvreté. Cette initiative disparut à l’aube de la révolution tranquille. En 1971, un vaste congrès soulignait le centenaire de « Rerum novarum » (Des choses nouvelles), qui avait inscrit la question sociale au cœur de l’expérience chrétienne. Au terme de cette rencontre, un groupe décida de donner des suites aux réflexions amorcées mais avec une perspective différente des défuntes Journées sociales du Canada.. On décida de proposer à tous ceux et toutes celles qui, dans les diverses régions du Québec, travaillaient à plus de justice sociale de se rencontrer, à tous les deux ans, autour d’une question sociale, pour échanger sur leurs pratiques en cours et profiter ainsi de l’expertise de plus de gens possible. Il s’agissait donc de rassembler des membres de réseaux existants dans les diverses régions et d’élaborer peu à peu une sorte de conscience commune des enjeux en cours. Les personnes pouvaient ensuite retourner dans leurs réseaux respectifs et faire avancer les questions qu’elles portaient et partageaient avec d’autres. Afin de tenir compte des expertises régionales, il fut aussi décidé de tenir la rencontre nationale dans les différentes régions du Québec, leur donnant ainsi l’occasion de se faire connaître et apprécier.
Les sujets privilégiés 1993 : Sans emploi, peut-on vivre? (Chicoutimi) 1995 : Sans l’argent, peut-on vivre? De l’exclusion au développement solidaire (Sherbrooke) 1997 : Intervenir à contre-courant. De nouvelles pratiques solidaires (Rimouski) 1999 : À nous le politique : donner des mains à l’espérance (Hull) 2001 : La citoyenneté : au-delà des obstacles ((Québec) 2003 : Le vivre ensemble : un art à réinventer (Montréal) 2005 : Passages et passeurs : nos histoires d’engagement social personnel et collectif (Chicoutimi) 2007 : Débloquer l’avenir (Saint-Hyacinthe) 2009 : Partager la richesse ( Cap-de-la-Madeleine, Trois-Rivières)
Activités Au retour des Journées sociales, plusieurs régions tiennent des rencontres régionales autour du thème débattu, de façon à rejoindre plus de gens et à constituer un réseau plus permanent. À l’occasion de la rencontre à Québec du Congrès eucharistique international, les Journées sociales, en collaboration avec plusieurs autres réseaux ont tenu, en mai 2008, une rencontre au Centre Saint-Pierre de Montréal pour échanger sur une autre façon de comprendre la tradition de l’eucharistie qui ne soit pas uniquement cultuelle. Un document en est issu : Témoins d’une naissance : vingt textes portant sur une autre manière de voir l’eucharistie et l’avenir de l’Église. Montréal, mai 2008, 40 pages.
Dans le prolongement de la réflexion collective précédente, une rencontre est prévue, le 28 novembre 2009, au Centre Saint-Pierre de Montréal, sous l’égide de la Commission Emmaüs : il s’agit d’un vaste discernement collectif pour dégager les grandes convictions qui émergent de nos engagements de plusieurs années, qui pourraient orienter les prochaines années. Onze groupes ou organisations sont partie prenante de l’événement. Soyez le premier à commenter cet article | Citez cet article sur votre site | Pages vues: 254 | Suggérer par courriel |
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Dans ce monde en crise, élargir nos solidarités |
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Déclaration finale - Journées sociales 2009 – Cap-de-la-Madeleine DANS CE MONDE EN CRISE, ÉLARGIR NOS SOLIDARITÉS Déjà, il y a deux ans, à Saint-Hyacinthe, à l'occasion des huitièmes Journées sociales du Québec, alors que la situation économique n'avait pas encore atteint le degré de délabrement que l'on connaît aujourd'hui, nous dénoncions avec virulence le fonctionnement d'un système économique qui permet que prolifèrent les injustices, les iniquités et les inégalités. Nous y constations alors que la richesse, si elle existait bel et bien, échappait à celles et à ceux qui la produisaient. Qu'en est-il aujourd'hui, à Trois-Rivières, deux ans plus tard? Non seulement n'avons-nous pas assisté à un commencement de redressement de ce désordre des choses, mais encore, on nous fait traverser, depuis, une crise dont on sait maintenant que, par ses conséquences et par ses effets dévastateurs, elle est de la nature de la Grande crise de 1929. On voit des États courir au secours de banques, de compagnies d'assurances, de fabricants d'automobiles à coups de centaines de milliards de dollars, et avec une ardeur qu'on ne leur connaît pas quand il s'agit de trouver des solutions mille fois moins coûteuses pour soulager la misère des moins bien nantis. Au Canada" le 20% de moins riches n'ont pas connu de gains salariaux depuis 25 ans. Au contraire, leurs revenus réels ont régressé de 20,6% et c'est par l'endettement que ces personnes ont pu maintenir, de peine et de misère, une partie de leur niveau de vie. Pendant la même période, les mieux nantis voyaient leurs gains s'accroître de 16,4%. Pourtant, ces hommes et ces femmes, dans les usines, dans les institutions, sur les chantiers, dans les lieux de recherche, ont produit de la richesse. En témoigne cette hausse remarquable du PIB, la somme de la richesse produite par un pays, qui est passé en 25 ans de 624 milliards de dollars à 1248 milliards de dollars. Mais alors, où est donc passée cette richesse ? Chaque jour nous apprend de quelle manière, et par qui, cette richesse est détournée au profit d'un petit nombre. Ces élites autoproclamées jouent les pays les uns contre les autres, spéculent avec l'argent des caisses de retraite, se soustraient de leurs obligations fiscales en se réfugiant dans les paradis fiscaux, laissant à la fin l'économie réelle exsangue et sans ressources et jetant à la rue des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs. On nous a expliqué tout cela. Et nous avons compris que ces profiteurs cesseront d'agir dans leur seul intérêt que s'ils y sont contraints par les États. Des États qui, sous la pression des forces populaires organisées, n'auront plus le choix d'intervenir dans le sens des intérêts de la majorité de la population. Déjà, des initiatives ont cours un peu partout sur le territoire. Elles nous indiquent qu'un autre monde est possible Nous avons aussi compris, ce que l'histoire nous enseigne, que c'est à l'occasion des grands bouleversements que commencent à naître, à se développer et finalement à s'imposer de nouvelles manières de prendre le réel à bras-le-corps. Il nous semble que dans l'état actuel des choses, des images comme celles du levain dans la pâte, comme le grain qui se multiplie, comme la galette qui se partage, sont une source d'inspiration, pour aujourd'hui et pour demain. Se pourrait-il que le neuf en train d'advenir nous échappe parce que nous n'avons que de vieux mots pour le dire? Nous avons comparé nos expériences, écouté le récit de réussites, applaudi à des actions collectives qui ont changé le monde, ici et ailleurs. Et quand un vieux monde s'écroule, quand les vieilles pratiques économiques tombent en faillite, quand il semble n'y avoir d'avenir que pour le chacun pour soi, il nous est apparu que l'heure était venue de tendre nos mains vers les autres, de tisser des liens avec des réseaux qui nous sont inhabituels, de prendre conscience d'un bien commun à protéger et à faire progresser. Nous avons saisi l'urgence d'élargir nos solidarités. 24 mai 2009 Soyez le premier à commenter cet article | Citez cet article sur votre site | Pages vues: 384 | Suggérer par courriel |
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Noël : entre la trêve et l’inédit |
Le piège de la trève
Chaque année, la fête de Noël revient couper le temps d’hiver comme une sorte de trêve dans le temps enneigé, la course au travail et les petites magouilles politiques. Qui dit trêve dit arrêt, temps pour souffler. Elle n’implique pas de changement d’orientation. Un peu comme le film sur Noël où l’on voyait les soldats des deux armées adverses arrêter quelques heures sur le coup de minuit, chanter ensemble et fraterniser, pour, à l’aube, reprendre de plus belle le combat décidé par les meneurs des deux camps.
De façon similaire, la trêve de Noël constitue souvent un arrêt dans notre parcours quotidien mais ne comporte guère de temps de renouveau ni même la moindre réflexion, sinon celles qui a trait aux invitations possibles et à la liste des cadeaux à faire, le tout avec un portefeuille qui s’aminçit. malgré les entourloupettes des gouvernements.
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C’est ainsi que nous allons continuer, après Noël, à croire que rien ne peut changer dans le monde de la finance. Les inégalités continueront de s’agrandir et les oubliés se contenter des guignolées. L’affaissement du sens de la responsabilité, que l’on découvre dans toutes les sphères de pouvoir, ira se noyer dans le fond des verres et confirmer le cynisme habituel..
L’inédit fait partie de la fête
Heureusement que le visage ébloui des enfants gavés de cadeaux. et que les rencontres réinventées demeurent une sorte d’incantation que d’autres choses peuvent se produire. À titre d’exemple, : pour la première fois de notre courte histoire humaine, une conscience universelle est en train de se forger au sujet du réchauffement de la planète. Le débat demeure vif entre les différentes puissances mais le fait demeure q’une conscience planétaire est en train de se développer.. Or, la particularité de ce sursaut de la conscience, si relatif soit-il, lui vient d’une nouvelle prise de lucidité relativement à l’avenir de la planète. Comme si une responsabilité plus large et exigeante était en train de se découvrir et comme si cette dernière lui venait de l’avenir. Un avenir dont il faut répondre, même si beaucoup d’entre nous ne le verront pas de leur vivant. Même si la solidarité entre les peuples est encore à faire, quelque chose bouge qu’il est important de souligner. J’en veux pour signe cette poignée de médecins de Sept-Îles qui n’hésitent pas à mettre leur avenir en jeu pour dénoncer un mode de développement qu’ils jugent néfaste pour toute la population. Ou encore tous ces manifestants, dans les pays les plus divers, qui manifestent pour exiger des résultats significatifs de la part des dirigeants. Plus près de nous, je pense à tous ces gens qui inventent leurs propres cadeaux et font appel à leur créativité. « Voilà le pays que j’aime, dirait le grand Gilles, « Il n’a ni président ni roi et est présent au creux de toi! »
Une complicité avec le premier Noël
La promesse que cette maturation universelle vient d’ouvrir me rejoint encore plus en ce temps de Noêl. J’y vois des complicités avec les vieux textes évangéliques qui affirmaient que, alors même que les responsables du temps ne pensaient qu’à gonfler leurs revenus, un enfant venait de naître dans le dénuement, libre comme l’air, et porteur d’une libération des consciences et du sens de la vie. Plusieurs ont compris à son contact, quelque trente ans après sa naissance, que le monde ancien s’achevait et laissait place à un autre, issu celui-là de l’avenir, comme une promesse de bonheur pour tout le monde. Un avenir déjà présent et agissant, lourd d’un Souffle au cœur de chacun et de chacune.
L’avenir qui est déjà là.
Dans cette perspective, il nous faut donc partir, non plus du passé ou du souffle court du présent mais de l’avenir pour discerner les tâches qui nous attendent. Si cela vaut pour la vitalité de la planète, comme on le découvre péniblement, la chose est encore plus vraie pour l’avenir de notre humanité, de toutes ces populations qui cherchent une terre où vivre un peu mieux. Cela vaut aussi pour les conditions à mettre en place pour qu’un vouloir-vivre ensemble nous soit possible. Ne jamais séparer ces diverses tâches devient aujourd’hui la façon de se comprendre et de répondre à l’appel à la coopération qui nous est fait au cœur de notre conscience et au cœur de notre histoire par cette Présence, lancinante comme une musique, qui veut tellement que notre aventure collective aboutisse.
Non, la fête de Noël n’est pas une simple trêve. Elle est un déplacement. Un peu comme Joseph qui prit l’enfant et sa mère et s’est déplacé pour éviter que le roi Hérode ne récupère l’événement et ne tue cet enfant dont la naissance venait gêner ses plans.
Guy Paiement
Président des Journées sociales du Québec
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À propos du sigle des Journées sociales |
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Trois figures humaines se regardent attentivement, suggérant l’écoute mutuelle des personnes du vaste réseau des Journées sociales
Elles forment trois pétales de teintes différentes, témoins de la diversité des expériences d’engagement pour la justice et la solidarité
Le tout suggère une fleur de lys, emblème du Québec, lieu de l’action des réseaux, terre des résurrections permanentes des hommes et des femmes des diverses régions. Soyez le premier à commenter cet article | Citez cet article sur votre site | Pages vues: 854 | Suggérer par courriel |
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Invitation à la rencontre du groupe des Journées sociales 02 |
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Bonjour à vous,
Nous vous invitons à participer à l’activité automnale des Journées sociales 02 qui portera sur l’économie et le partage de la richesse le 22 octobre prochain à 14h15 au Grand-Séminaire de Chicoutimi (574, rue Jacques-Cartier Est). Nous aurons pour cette occasion une personne ressource de renom, Monsieur Claude Béland, qui a présidé le Mouvement Desjardins des Caisses populaires et qui s’est impliqué dans différentes organisations citoyennes.
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Claude Béland à Chicoutimi |
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Claude Béland est une personnalité bien connue dans toutes les régions du Québec. Il a présidé le Mouvement Desjardins des Caisses Populaires de 1987 à 2000. Il a fondé et présidé, depuis lors, les destinées de Démocratie et Citoyenneté. Il est à la fois un grand humaniste et un chrétien convaincu.
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Cette fête au coeur de nos fractures |
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La Commission Bouchard-Taylor a étalé au grand jour les multiples fractures qui lézardent notre vie collective. Comme si le regard de l’autre nous rappelait les questions non résolues que nous avons tendance à cacher sous le boisseau. Si nous sommes souvent abassourdis par le tintamarre des ambitions que nous serinent les « gagnants », nous avons peine, par contre, à entendre les gémissements des hommes, des femmes et des enfants qui sont laissés de côté.
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