La Commission Bouchard-Taylor a étalé au grand jour les multiples fractures qui lézardent notre vie collective. Comme si le regard de l’autre nous rappelait les questions non résolues que nous avons tendance à cacher sous le boisseau. Si nous sommes souvent abassourdis par le tintamarre des ambitions que nous serinent les « gagnants », nous avons peine, par contre, à entendre les gémissements des hommes, des femmes et des enfants qui sont laissés de côté.
Il arrive parfois que certains événements débordent de leur cadre et prennent des valeurs d’anticipation. Le congrès eucharistique de Québec est de ceux-là. Nous sommes en présence d’un événement qui, à première vue, s’inscrit dans les événements qui reviennent à intervalles réguliers. Les congrès eucharistiques ne datent pas d’hier. Que l’on décide d’en tenir un autre cette année semble donc continuer une longue série d’événements qui ambitionnent de renouveler l’importance de l’eucharistie dans la vie chrétienne.
L’initiative du cardinal de Québec de préparer un congrès eucharistique mondial à l’occasion des fêtes de la ville de Québec constitue un événement majeur. Elle oriente cependant ce dernier dans une perspective qu’on peut discuter.
Présentation lors de l’atelier du Forum social québécois le25 août 2007
Il n’est pas coutumier de coupler le développement social et le spirituel. Pourtant, plusieurs recherches tentent, depuis quelques années, de mieux cerner les liens multiples qui existent entre l’action sociale et l’acteur. On examine, entre autres, les récits de vie pour comprendre les changements dans les engagements des acteurs et surprendre ainsi les promesses de nouveaux mouvements sociaux. L’exploration de l’acteur renvoie à son enracinement social mais aussi bien à son univers mental et à ses convictions. Comprendre l’influence du spirituel dans les engagements sociaux permet ainsi de mieux soupçonner son influence dans les transformations en cours. Un tel travail va plus loin que de dégager la présence de certaines idéologies dans l’action pour le développement social. Il s’intéresse au contenu des convictions qui orientent de façons multiples les idéologies. En bout de piste, il devient une façon de mieux se comprendre soi-même et de permettre un dialogue fécond avec les autres.
Se sont déroulées, cette année, du 15 au 17 juin, à Saint-Hyacinthe, sous le thème « Débloquer l’avenir ». Elles rassemblaient des chrétiens et des chrétiennes préoccupés par la question sociale et oeuvrant dans différents secteurs de la société québécoise.