Journées sociales du Québec
09-09-2010  
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Actualité
Dans ce monde en crise, élargir nos solidarités
Ecrit par Webmestre   
11-01-2010

Déclaration finale - Journées sociales 2009 – Cap-de-la-Madeleine

DANS CE MONDE EN CRISE, ÉLARGIR NOS SOLIDARITÉS


Déjà, il y a deux ans, à Saint-Hyacinthe, à l'occasion des huitièmes Journées sociales du Québec, alors que la situation économique n'avait pas encore atteint le degré de délabrement que l'on connaît aujourd'hui, nous dénoncions avec virulence le fonctionnement d'un système économique qui permet que prolifèrent les injustices, les iniquités et les inégalités. Nous y constations alors que la richesse, si elle existait bel et bien, échappait à celles et à ceux qui la produisaient.

Qu'en est-il aujourd'hui, à Trois-Rivières, deux ans plus tard?

Non seulement n'avons-nous pas assisté à un commencement de redressement de ce désordre des choses, mais encore, on nous fait traverser, depuis, une crise dont on sait maintenant que, par ses conséquences et par ses effets dévastateurs, elle est de la nature de la Grande crise de 1929.

On voit des États courir au secours de banques, de compagnies d'assurances, de fabricants d'automobiles à coups de centaines de milliards de dollars, et avec une ardeur qu'on ne leur connaît pas quand il s'agit de trouver des solutions mille fois moins coûteuses pour soulager la misère des moins bien nantis.

Au Canada" le 20% de moins riches n'ont pas connu de gains salariaux depuis 25 ans. Au contraire, leurs revenus réels ont régressé de 20,6% et c'est par l'endettement que ces personnes ont pu maintenir, de peine et de misère, une partie de leur niveau de vie. Pendant la même période, les mieux nantis voyaient leurs gains s'accroître de 16,4%.

Pourtant, ces hommes et ces femmes, dans les usines, dans les institutions, sur les chantiers, dans les lieux de recherche, ont produit de la richesse.

En témoigne cette hausse remarquable du PIB, la somme de la richesse produite par un pays, qui est passé en 25 ans de 624 milliards de dollars à 1248 milliards de dollars. Mais alors, où est donc passée cette richesse ?

Chaque jour nous apprend de quelle manière, et par qui, cette richesse est détournée au profit d'un petit nombre. Ces élites autoproclamées jouent les pays les uns contre les autres, spéculent avec l'argent des caisses de retraite, se soustraient de leurs obligations fiscales en se réfugiant dans les paradis fiscaux, laissant à la fin l'économie réelle exsangue et sans ressources et jetant à la rue des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs.

On nous a expliqué tout cela. Et nous avons compris que ces profiteurs cesseront d'agir dans leur seul intérêt que s'ils y sont contraints par les États. Des États qui, sous la pression des forces populaires organisées, n'auront plus le choix d'intervenir dans le sens des intérêts de la majorité de la population. Déjà, des initiatives ont cours un peu partout sur le territoire. Elles nous indiquent qu'un autre monde est possible

Nous avons aussi compris, ce que l'histoire nous enseigne, que c'est à l'occasion des grands bouleversements que commencent à naître, à se développer et finalement à s'imposer de nouvelles manières de prendre le réel à bras-le-corps.

Il nous semble que dans l'état actuel des choses, des images comme celles du levain dans la pâte, comme le grain qui se multiplie, comme la galette qui se partage, sont une source d'inspiration, pour aujourd'hui et pour demain. Se pourrait-il que le neuf en train d'advenir nous échappe parce que nous n'avons que de vieux mots pour le dire?

Nous avons comparé nos expériences, écouté le récit de réussites, applaudi à des actions collectives qui ont changé le monde, ici et ailleurs.

Et quand un vieux monde s'écroule, quand les vieilles pratiques économiques tombent en faillite, quand il semble n'y avoir d'avenir que pour le chacun pour soi, il nous est apparu que l'heure était venue de tendre nos mains vers les autres, de tisser des liens avec des réseaux qui nous sont inhabituels, de prendre conscience d'un bien commun à protéger et à faire progresser.

Nous avons saisi l'urgence d'élargir nos solidarités.

24 mai 2009

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Dernière mise à jour : ( 16-02-2010 )
Noël : entre la trêve et l’inédit
Ecrit par Webmestre   
07-01-2010
Le piège de la trève
 
Chaque année, la fête de Noël revient couper le temps d’hiver comme une sorte de trêve dans le temps enneigé, la course au travail et les petites magouilles politiques. Qui dit trêve dit arrêt, temps pour souffler. Elle n’implique pas de changement d’orientation. Un peu comme le film sur Noël où l’on voyait les soldats des deux armées adverses arrêter quelques heures  sur le coup de minuit, chanter ensemble et fraterniser, pour, à l’aube, reprendre de plus belle  le combat décidé par les meneurs des deux camps.
 
De façon similaire, la trêve de Noël constitue souvent un arrêt dans notre parcours quotidien mais ne comporte guère de temps de renouveau ni même  la moindre réflexion, sinon celles qui a trait aux invitations possibles et à la liste des cadeaux à faire, le tout avec un portefeuille qui s’aminçit. malgré les entourloupettes des gouvernements.
.
C’est ainsi que nous allons continuer, après Noël, à croire que rien ne peut changer dans le monde de la finance. Les inégalités continueront de s’agrandir et les oubliés se contenter des guignolées. L’affaissement du sens de la responsabilité, que l’on découvre dans toutes les sphères de pouvoir, ira se noyer dans le fond des verres et confirmer le cynisme habituel..
 
L’inédit fait partie de la fête
 
 Heureusement que le visage ébloui des enfants gavés de cadeaux. et que les rencontres réinventées demeurent une sorte d’incantation que d’autres choses peuvent se produire. À titre d’exemple, : pour la première fois de notre courte histoire humaine, une conscience universelle est en train de se forger au sujet du réchauffement de la planète. Le débat demeure vif entre les différentes puissances mais le fait demeure q’une conscience planétaire est en train de se développer.. Or, la particularité de ce sursaut de la conscience, si relatif soit-il, lui vient d’une nouvelle  prise de lucidité relativement à l’avenir de la planète. Comme si une  responsabilité plus large et exigeante était en train de se découvrir et comme si cette dernière lui venait de l’avenir. Un avenir dont il faut répondre, même si beaucoup d’entre nous ne le verront pas de leur vivant. Même si la solidarité entre les peuples est encore à faire,  quelque chose bouge qu’il est important de souligner. J’en veux pour signe cette poignée de médecins de Sept-Îles qui n’hésitent pas à mettre leur avenir en jeu pour dénoncer un mode de développement qu’ils jugent néfaste pour toute la population. Ou encore tous ces manifestants, dans les pays les plus divers, qui manifestent pour exiger des résultats significatifs de la part des dirigeants. Plus près de nous, je pense à tous ces gens qui inventent leurs propres cadeaux et font appel à leur créativité. « Voilà le pays que j’aime, dirait le grand Gilles, « Il n’a ni président ni roi et est présent au creux de toi! »
 
 
Une complicité avec le premier Noël
 
La promesse que cette maturation universelle vient d’ouvrir me rejoint encore plus  en ce temps de Noêl.  J’y vois des complicités  avec les vieux textes évangéliques qui affirmaient que, alors même que les responsables du temps ne pensaient qu’à gonfler leurs revenus, un enfant venait de naître dans le dénuement, libre comme l’air, et porteur d’une libération des consciences et du sens de la vie. Plusieurs ont compris à son contact, quelque trente ans après sa naissance, que le monde ancien s’achevait et laissait place à un autre, issu celui-là de l’avenir, comme une promesse de bonheur pour tout le monde. Un avenir déjà présent et agissant,  lourd d’un Souffle au cœur de chacun et de chacune.
 
    L’avenir qui est déjà là.
 
 Dans cette perspective, il nous faut donc partir, non plus du passé ou du souffle court du présent mais de l’avenir pour discerner les tâches qui nous attendent. Si cela vaut pour la vitalité de la planète, comme on le découvre péniblement,  la chose est encore plus vraie pour l’avenir de notre humanité, de toutes ces populations qui cherchent une terre où vivre un peu mieux. Cela vaut aussi pour les conditions à mettre en place pour qu’un vouloir-vivre ensemble nous soit possible. Ne jamais séparer ces diverses tâches devient aujourd’hui la façon de se comprendre et de répondre à l’appel à la coopération qui nous est fait au cœur de notre conscience et au cœur de notre histoire par cette Présence, lancinante comme une musique, qui veut tellement que notre aventure collective aboutisse.
 
 
Non, la fête de Noël n’est pas une simple trêve. Elle est un déplacement. Un peu comme Joseph qui  prit l’enfant et sa mère et s’est déplacé  pour éviter que le roi  Hérode ne récupère  l’événement et ne tue cet enfant dont la naissance venait gêner ses plans. 
 
 
Guy Paiement
Président des Journées sociales du Québec

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À propos du sigle des Journées sociales
Ecrit par Webmestre   
15-11-2009

Trois figures humaines se regardent attentivement, suggérant l’écoute mutuelle des personnes du  vaste réseau des Journées sociales

Elles forment trois pétales de teintes différentes, témoins de la diversité des expériences d’engagement pour la justice et la solidarité

Le tout suggère une fleur de lys, emblème du Québec, lieu de l’action des réseaux, terre des résurrections permanentes des hommes et des femmes  des diverses régions.

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Dernière mise à jour : ( 15-11-2009 )
Invitation à la rencontre du groupe des Journées sociales 02
Ecrit par Webmestre   
19-10-2009

Bonjour à  vous,

Nous vous invitons à participer à l’activité automnale des Journées sociales 02 qui portera sur l’économie et le partage de la richesse le 22 octobre prochain à 14h15 au Grand-Séminaire de Chicoutimi (574, rue Jacques-Cartier Est). Nous aurons pour cette occasion une personne ressource de renom, Monsieur Claude Béland, qui a présidé le Mouvement Desjardins des Caisses populaires et qui s’est impliqué dans différentes organisations citoyennes.

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Claude Béland à Chicoutimi
Ecrit par Webmestre   
19-10-2009

Claude Béland est une personnalité bien connue dans toutes les régions du Québec.  Il a présidé le Mouvement Desjardins des Caisses Populaires de 1987 à 2000.  Il a fondé et présidé, depuis lors, les destinées de Démocratie et Citoyenneté.  Il est à la fois un grand humaniste et un chrétien convaincu.


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